Le Royaume du Peuple Baham

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Sa Majesté POUOKAM II Max, Roi des BAHAM

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Par Michel Ferdinand (Quotidien Mutations)

30 octobre 2009



Dans la nuit du 27 au 28 octobre, Jean Kamgaing est tombé sous le poids d’une balle du gendarme.

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Ambiance chaude et lourde hier dans la localité de Baham. Un cordon de sécurité impressionnant, constitué de gendarmes et policiers venus de Bafoussam, s’employait à dissuader les assaillants. Gilets pare-balles arborés, armes en bandoulières, véhicules de police mobilisés…les hommes en tenue donnaient ainsi le ton d’une riposte cinglante à une opération de casse perpétrée contre la résidence du commandant de compagnie de gendarmerie de Baham. Le capitaine Jean Pierre Kagombéa a en effet au cours d’un accrochage, provoqué la mort d’un homme connu pour être sans aspérités. Fabricant de manches de houe et de pilons, Jean Kamgaing, 46 ans, a reçu une balle envoyée par le commandant dans la nuit du 27 au 28 octobre dernier. La scène tragique s’est produite selon des sources concordantes, autour de 2h30, alors que le défunt regagnait son domicile à Djemgheu, quartier situé à quelques kilomètres du chef-lieu du département des Hauts-Plateaux.

Selon quelques personnes rencontrées à Baham et qui ont requis l’anonymat, dans ladite nuit, le Cocom était autour des rasades dans un bar du coin, en compagnie de l’un de ses éléments. Dans le même intervalle, Jean Kamgaing, marié et père de deux enfants, levait le coude dans un autre bistrot. Alors qu’il arpentait les pistes qui conduisent chez lui, le défunt a été interpellé par des hommes au béret rouge à bord d’un Pick-up double cabine de gendarmerie, dont le Cocom. M. Kamgaing selon ces derniers aurait refusé de se soumettre aux injonctions des hommes en tenue qui voulaient l’identifier. C’est ainsi que le commandant de compagnie a sorti son pistolet automatique (Pa). Un coup de feu en est sorti. Le défunt a été mortellement atteint dans la tête. Il a rendu l’âme sur le champ et son corps a été conduit dans une morgue privée à Baham par les mêmes gendarmes.

Une version mise en déroute par quelques autorités. Ils font en fait état de ce qu’au cours d’une patrouille de routine, des gendarmes ont remarqué des attitudes suspectes de la victime. Lesquelles ont été renforcées par le fait que Jean Kamgaing a tenté de fuir, avant d’être rattrapé par la suite. Cette version laisse entendre que le défunt a voulu se saisir du canon du pistolet quand le coup de feu est parti. L’irréparable est survenu.
Devant les locaux de la préfecture hier, il était donc question d’appeler les uns et les autres à l’apaisement, en attendant que les enquêtes soient bouclées. En l’absence du préfet des Hauts-Plateaux, son premier adjoint, Francis Alex Poss, a essayé de calmer les populations surchauffées, évaluées à près de trois cent personnes. Le premier adjoint préfectoral avait à ses côtés plusieurs autres personnalités dont le chef supérieur Baham, le président de la section Rdpc des Hauts-Plateaux.

« Nous voulons la tête du Cocom [commandant de compagnie]» ont entonné en chœur les manifestatnts. Nos sources reconnaissent qu’une frange de cette population est partie de la préfecture, pour tenter de sortir ‘‘le bourreau’’ de sa résidence, située non loin des services du préfet. Des nacots ont été brisés. Les assaillants auraient pu mettre la main sur le même Cocom, si les issues de sa maison de fonction ne disposaient pas d’antivols. Le Cocom et sa famille en ont été épargnés. Même s’il faut dire que dans l’après-midi d’hier, ses collègues gendarmes l’ont obligé à déménager. Et que les effets et la famille du capitaine commandant, ont été conduits sous forte escorte à la légion de gendarmerie à Bafoussam.

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