Le Royaume du Peuple Baham

GUA GUEFFA TA'A TOMDJAP

Sa Majesté POUOKAM II Max, Roi des BAHAM

Octobre 2017
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DEVELOPPEMENT



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Culture & Tradition

 

La fonction de chef traditionnel du roi chez les Bamiléké

Dans un groupement donné à la province de l'ouest Cameroun, le roi est à la fois un dirigeant mystique et un monarque qui a un rôle très étendu sur le plan spirituel et féodal. Le roi est le symbole de tout ce qui concourt au bonheur de son peuple. Ses fonctions le placent même s'il n'est pas exceptionnellement nanti de talents ou de capacités comme la courroie de transmission entre le peuple qu'il gouverne et Dieu placé au dessus de tous pouvoirs. Les majestés sont généralement désignées sous le nom de nomtchema (lion) mbelang ou autres, ntah soungseu (défense d'éléphant) qui sont des éléments totémiques avec lesquelles il s'identifie. D'une manière générale, les rois bamileke jouissent des pouvoirs temporels et spirituels après leur séjour d'initiation au la'akam pendant neuf (9) semaines bien comptées. Dans le langage traditionnel, le chef ne meurt pas il disparaît il s'en va dans le royaume de ses ancêtres. Par ailleurs, il est le maître de la terre, à condition de préserver le droit d'usage à tous.

En pays Bamiléké, avant le frottement contre les civilisations étrangères qui ont détournes tout action s'articulait sur un point qu'est la royauté, lieu qui incarne le pourvoir divin, l'autorité, la législation nécessaire pour l'ordre la paix et tout ce qu'il faut à chacun dans la communauté pour bien vivre. Le palais royal est le chef lieu de l'unité traditionnelle. le roi qui l'incarne a toujours été le plus grand détenteur des pouvoirs, le plus indiquer à consulter pour trouver la solution qui convient à un problème. C'est le roi qui joue le rôle de juge suprême dans la collectivité qu'il dirige. Son devoir est d'être constamment à la disposition de la communauté dont il a la charge. Il est obligé d'être prompt à discerner les besoins des populations placées sous son égide à les encadrer et à les protéger grâce aux pouvoirs spéciaux dont il est détenteur. Etant considéré comme le reflet du règne de Dieu parmi les hommes, il est le dépositaires du savoir, des coutumes, des pouvoirs ; il est le symbole de la vie religieuse traditionnelle de sa communauté, car c'est le roi qui doit rendre sacrée ou spirituelle l'histoire de sa société. Il est le point de jonction entre le monde historico-physique et le monde spirituel de par son caractère de prêtre des ancêtres mythiques, détenteurs des statues et des éléments totémiques avec lesquels il s'identifie. C'est ainsi qu'il a le monopole des peaux de panthères, des sièges figurant de panthères des défense d'éléphants etc....

Autant de symbole de sa puissance puisqu'il est le chef est maître des éléments l'incarnation de la communauté, l'essence de la pensée et de l'action d'envergure. Dans la société Bamiléké, le roi est considéré comme le plus fort en tout point de vue dans la communauté placée sous son autorité parce que tous les sorciers, magiciens, médiums, devins guérisseurs lui passent leurs puissances pendant les neufs mois de l'initiation. C'est ainsi qu'on dit que dans chaque collectivité traditionnelle, le roi réunit tous les pouvoirs surnaturels existant dans son unité de commandement. Il est dit que c'est lui qui relie le peuple à Dieu en tant qu'incarnation divine. D'où la dénomination Sipeufeu (Dieu est le roi) ou encore Sibafeu (Dieu est roi).

Création d'un royaume en pays Bamiléké

Un groupement humain prend naissance à partir d'un palais royal. chaque chefferie est une sorte de patrie autonome ; mais bien qu'indépendantes, les chefferies ont les grades de différents suivant leur proximité avec l'ancêtre mythique. La différence entre eux est que certains villages, par exemple, n'ont jamais été vaincus par un autre village. Par ailleurs le nombre de case ou toits coniques dans l'enceinte d'un palais royal matérialise la puissance de ce royaume. Pour qu'il y ait un nouveau royaume, il fallait qu'un homme, prince ou notable ou serviteur puissant se rebelle, refuse sa soumission à un autre royaume &ancien s'éloigne de celui-ci, et arrive à s'implanter quelque part, en forêt ou dans la savane. De là, il crée sa propre famille, se constitue en cour, attire vers lui une population, ou s'impose sur toute faible résistance trouvée en place. Beaucoup de chasseurs, aventuriers ou explorateurs, au cours de leur éloignement, ont crée des royaumes puissants qui se sont maintenus contrez vents et marées.

Le peuplement

Plus un royaume se sentait puissant plus il s'agrandissait en combattant, en gagnant des hommes et du terrain. Des tranchées creusées avant et pendant la colonisation séparaient les villages (groupements) voisins. C'est ainsi que l'on trouve aujourd'hui des groupements constitués de plusieurs milliers de personnes à côté d'autres se limitant à quelques centaines d'âmes. Dans ces grands groupements, on trouve des soumis, des ralliés, des minorités, des réfugiés émigrants, etc. Partout, les jeunes représentent l'espoir, la projection dans l'avenir, d'où l'importance accordée à leur initiation qui les prépare à travers le courage, le travail, l' endurance, la générosité, etc.... à assumer pleinement dans la société. En général les femmes ne sont pas oubliées. Mères, épouses, nourricières de la cellule sociale qu'est la famille, les MEKEU (mères des jumeaux) jouissent d' une estime et d'un privilège au sein de la communauté ; les MAFEU sont respectées, honorées.

Sociétés secrètes

Le pouvoir de chaque roi est sérieusement tempéré par le grand nombre de sociétés sécrètes qui animent et entretiennent la flamme de la communauté. Elles ont un caractère, soit religieux, soit économique, mais leur étude reste une affaire tabou en raison de leur nature sacrée. Elles se réunissent à des périodes précise. Hiérarchisée, chaque confrérie a une signification propre et est orientée vers une mission précise. Exemples : pagouop (porteur de peau de panthère) Medjoung (guerriers) Kougang (tenants des coutumes et traditions). L'accès aux sociétés sécrètes passe par l'initiation qui est la base des coutumes ; les coutumes et traditions sont aussi nombreuses que diverses. Très respectées, elles font la fierté se l'homme Bamiléké qui y attache beaucoup d'importance. Le roi est entouré aussi d'agents exécutifs notamment : les Wala djé (sorte d'agent public) les Wala-ntsa'à (sorte de messager et protocole), ainsi que les serviteurs dont le chef de fil est un Defeu, suivi de Tabeu, etc....

Justice traditionnelle

Le justice est rendue au moyen de la torture ou de Ngwe (potion médicamenteuse à effet et pouvoir surnaturels ou maléfiques contre les malfaiteurs), ou encore au moyen du versement de vin de raphia sur un tombeau en proposant une sanction en cas de mensonge ou de culpabilité. Autrefois, l'animal de vérité en cas de Ngwe était la tortue. Après les déclarations d'innocence jurées par les parties en présence, celle-ci se dirigeait vers le menteur et sa culpabilité était ainsi consommée.

Habillement et danses traditionnelles

La couture Bamiléké compte parmi les plus somptueux : décoration et goût poussé dans la recherche ; c'est tout un message qui témoigne de la finesse du Bamiléké dans l'art de la communication. Les cérémonies de danses traditionnelles sont les occasions propices pour apprécier la richesse de ces tenues, fruit de ma maîtrise de l' art.

Relation inter-village

Chaque groupement a des alliés suivant les pensées historiques, des batailles antiques, ou selon que telle œuvre est celle d'un natif de telle personne, ou encore que le successeur dans tel palais fut le petit- fils de tel autre grand roi, etc....

Le calcul traditionnel du temps

En pays Bamiléké, la semaine compte huit jours, et chaque jour a une signification liée aux activités qui lui sont réservées, ou inspirées de l'histoire du village. D'une manière générale, le temps est indiqué par des événements qui le marque : tel fait s'est déroulé pendant les récolte de telle ou telle plantes, pendant les semailles de telles autre, en saison sèche ou de pluie ; on dira par exemple je suis né l'année où il eut l'invasion des sauterelles ; l'année » où il eut éclipse ; au lever ou au coucher du soleil : à la nouvelle ou en pleine lune ; au premier chant du coq ; etc.... De nos jours, les chose ont évoluées avec les calendriers en langue maternelle où les jours, les semaines, les mois voire l'année ont effectivement une dénomination. Les biens privés ne manquent pas. Mais les biens communs sont les plus nombreux, parmi lesquels ; · Le palais royal lui-même : Ntsa'a-ngouong (palais du peuple) · Les pagnes traditionnels de la chefferie · Les bracelets en or du chef · Les ivoires de la chefferie · Certains instruments qualifiés de tsegouong (c'est à dire les biens du peuple) · Les lieux et marchés publics · Les lieux saints · Les cours d'eaux · Les routes publiques · Tribune et tam-tams de la chefferie


Source: Extrait du journal "POUALA CULTURE"

 




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