Le Royaume du Peuple Baham

GUA GUEFFA TA'A TOMDJAP

Sa Majesté POUOKAM II Max, Roi des BAHAM

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DEVELOPPEMENT



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MIEUX-ETRE DES POPULATIONS :
LES FILLES ET FILS DU VILLAGE KA’A EN CHEMIN POUR SORTIR
DE L’ORDINAIRE ET CONSTITUER UN MODELE.


Par DJOKO DOMGUIA

29 décembre 2008



 

         Les conditions dans lesquelles notre peuple vit font que le développement endogène soit une initiative de plus en plus partagée. Il embrasse même souvent les domaines où l’Etat détient le monopole. Bien que ce modèle de développement présente probablement des limites, tout peuple soucieux de son avenir en fait son affaire. Le village Ka’a n’a pas voulu être du reste. Bien au contraire, ses enfants entendent même innover en mutualisant les soins de santé et en incitant « Le citadin sans emploi ou à emploi précaire à retourner au village et d’y trouver un appui structuré pour l’accompagner dans son insertion ».

         Pour ce faire, les filles et fils du village Ka’a (ex - Banka par Baham) ont opté pour une politique de rassemblement : tous ensemble pour arrêter de commun accord les objectifs et les moyens pour les réaliser, en plus, tel dans une fourmilière, chacun apporte sa contribution pour réaliser ce que l’on a ensemble conçu et arrêté.

         Nous comprendrons donc pourquoi depuis 2006 le village siège du lieu Saint ’’TOUOMSI’’ a tenu deux congrès, a réalisé une partie des objectifs fixés et cherche des partenaires pour l’aider à faire mieux dans l’avenir.

LA POLITIQUE DE RASSEMBLEMENT

         Elaborée et pilotée par une équipe dynamique et soudée autour du président KAMTO Luc (Bù kui KOUAM), cette politique du développement est animée quotidiennement et a connu trois temps forts : D’abord le congrès de la renaissance, ensuite les journées de réflexion pour l’élaboration du plan de développement locale et enfin le congrès de la solidarité.

         Le congrès de la renaissance s’est tenu les 24, 25et 26 novembre 2006, son principal but étant de renouer avec la dynamique de développement : après plusieurs années de léthargie de l’ancien comité de développement, une équipe s’est mise sur pied cette fois en se donnant pour mission de mettre les uns et les autres ensemble pour le bonheur de la collectivité. Au congrès où a culminé le travail de rassemblement, la conquête du mieux-être s’est vue dotée d’organes, d’outils et de techniques nécessaires à sa concrétisation.  

L’outil le plus important, ne serait-ce que pour sa mise sur pied à l’immédiat, semble être le GIC-ODEKA, (Groupe d’Initiative Commune - Organisation pour le développement du village Ka’a).

         Tout cet arsenal sera bientôt complété par l’action avec le programme National de Développement Participatif (PNDP).

         Le PNDP est un instrument gouvernemental dont l’une des missions est de renforcer les capacités des collectivités et des communautés afin qu’elles deviennent des véritables dynamiques de  développement local. A travers la commune de Baham, il a mobilisé toutes les populations du village  Ka’a et a travaillé avec elles du 27 février au 03 mars 2007. De ce partenariat est sorti un plan de Développement Local (PDL). Il s’agit d’un tableau de planification d’exécution des micros projets. Ces micros projets découlent de l’identification en commun des besoins des populations, de la recherche des solutions aux besoins identifiés et de la planification des solutions.
Autrement dit et conformément au PDL de la communauté Ka’a, il est question de :

  1. Faciliter l’accès à l’énergie électrique
  2. Faciliter l’accès à l’eau potable dans l’ensemble du village
  3.  Faciliter l’accès aux soins de santé dans le village
  4. Faciliter les déplacements dans le village
  5. Améliorer l’implication des femmes dans la réflexion et la prise de décision sur les initiatives de développement dans le village.

Les trois premiers projets cités ont emporté la priorité en matière de classification et leur exécution s’étale sur une période de 3 ans à savoir : de 2007 à 2010. En 2008 il s’avérait nécessaire de faire le point, d’où le congrès statutaire de la solidarité.

 

Le congrès de la reconnaissance avait connu une participation encourageante. Celui de la solidarité, tenu les 28, 29 et 30 novembre 2008, a tout simplement fait mieux en matière de mobilisation. Dans une fraternité dénuée de toute complaisance, le bilan a été fait et des perspectives ouvertes.

BILAN ET PERSPECTIVES

La CNAD (Coordination Nationale des Activités de Développement) est l’organe opérationnel du GIC-ODEKA. Cet organe travaille en collaboration très étroite avec le comité de concertation mis sur pied pendant les journées de réflexion avec le PNDP. Le président de la CNAD est Monsieur KAMTO Luc. De bon ton, il est donc revenu à celui-ci de présenter au congrès de la solidarité le rapport d’activités du GIC-ODEKA pour la période du 25 novembre 2006 au 28 novembre 2008.
Du rapport débattu et critiqué, il est resté constant que tour à tour :
-    Les textes réglementaires ont été adoptés

  1. Le principal organe de développement du village a été structuré, ses démembrements installés et leurs bureaux validés.
  2. L’organe et ses différents démembrements ont régulièrement tenu leurs réunions.
  3. Malgré la sensibilisation permanente, l’adhésion à l’élan de développement endogène n’est pas encore totale : certains filles et fils du village hésitent encore et cela coûte cher à l’évolution du processus. La solidarité de tous est implorée.
  4. Les projets prioritaires de développement sont en exécution à des degrés divers mais en gros, leurs niveaux de réalisation incitent davantage à l’action.

En effet, le coût prévisionnel des projets prioritaires ressortis par le PDL est de cent vingt trois million, la contribution du village étant évaluée à dix pour cent de ce montant ;  et on espère que la recherche et l’engagement des partenaires doivent apporter ce qui reste.
Au jour d’aujourd’hui, les personnes qui croient aux projets et font des efforts pour leur aboutissement ont déjà cotisé cinq millions huit cent vingt cinq mille cinq cent F CFA.
Le projet d’électrification est le plus avancé avec :

    1. Un appui du budget d’investissement public BIP 2007 qui a servi dans l’exécution en basse tension d’une fraction du projet.
    2. Un appui de l’AES - Sonel pour construire la Haute tentions triphasée.
    3. Un appui en cours du PNDP, la contribution du village pour cette rubrique étant déjà prête.

Pour le projet d’eau, les  six points de réalisation ont déjà été identifiés et les études de réalisation menées si bien que les résultats sont disponibles.

Pour le projet du centre de santé, un poste de stratégie avancé fonctionne à Ka’a. Pour la construction du centre de santé, un site d’un hectare a été choisi avec l’aide des experts et les négociations pour son acquisition sont en cours. Il en est de même à propos de l’élaboration des détails du plan de construction et des démarches administratives. La construction proprement dite est un fardeau et pour cela, la communauté recherche activement les partenaires ou toute autre bonne volonté pouvant lui venir en  aide.

  Pendant les divers, le congrès de la solidarité s’est amusée à demander ce qui va au juste se passer une fois que les projets seront réalisés. Il en est ressorti que toutes ces réalisations une fois disponibles doivent être viabilisées et rentabilisées ; ce qui exige une population et une population en bonne santé.

 

Dans tous les cas,et le président de la CNAD, Monsieur KAMTO Luc est formel dessus, il faut à terme rendre possible dans la communauté Ka’a l’accès de tous aux soins de santé ; la  mutualisation en est le tremplin privilégié. Il faudra aussi stabiliser les jeunes et les femmes du village, encourager ceux qui ne font rien ou font peu de chose en ville à retourner au village, cela par une politique d’insertion sociale qui prend en compte la formation et la mise à disposition des fonds  de réinsertion.

 

A tous ceux qui ont déjà mis la main à la charrue, la communauté par la bouche du président de la CNAD demande de ne pas « regarder en arrière ». A ceux qui ne l’ont pas encore fait, que TOUOMSI, le Dieu de notre village, touche leur cœur, quitte à ce qu’ils formulent au grand jour leurs réserves. Toute aide est aussi attendue, d’où qu’elle vienne, pour que le village en accomplissant cet idéal serve d’exemple dans le royaume Baham et pourquoi pas au delà ?






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