Le Royaume du Peuple Baham

GUA GUEFFA TA'A TOMDJAP

Sa Majesté POUOKAM II Max, Roi des BAHAM

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DEVELOPPEMENT



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LA CULTURE AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT


Par DJOKO DOMGUIA

13 décembre 2008



Le pouvoir est un phénomène qui exige souvent que celui qui en prend les rênes marque un temps pour asseoir son autorité, avant pour certains, d’initier les grands travaux. C’est exactement l’opinion que semble dégager tout observateur averti Carte Royaume BAHAM ayant pris part à la célébration de la journée culturelle du village Chengne.

         En effet, sa Majesté WABO SOUOP KAMDEM, chef du village Chengne, l’un des multiples villages du royaume Baham, est aux commandes depuis sept ans. Il a décidé, en vertu de son talent, de sa capacité d’organisation et de certaines prérogatives traditionnelles dont il jouit spécialement, d’organiser la danse "Tseu" plus précisément le "Tseu MAKEM". Il s’agit en fait d’une fête qui revêt une signification particulière, mais qui aussi, est très difficile à organiser. Tellement difficile que non seulement ce n’est pas le premier venu des chefs traditionnels qui la programme, mais en plus, beaucoup de ceux qui en décident sur le principe repoussent indéfiniment la tenue effective. Fort heureusement pour le village Chengne, son chef a bravé toutes les difficultés et a gratifié son peuple d’une journée culturelle avec en prime la célèbre danse Tseu Makem, le samedi "Liepfé" correspondant au 13e jour du mois de décembre 2008.

         La fête était vraiment belle. Après une longue préparation, tout était prêt le Carte Royaume BAHAMjour convenu aux environs de 13 heures. Le  bal est ouvert par un collège de Pasteurs de l’E.E.C qui, en s’appuyant  sur l’Evangile de Mathieu au chapitre 22, versets 15 à 22, demande à l’immense foule avec son cortège d’invités, de discerner entre la tradition et la parole de Dieu. En clair, il est question de « donner à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu » même si, remarque le prédicateur du jour, César lui-même appartient à Dieu.
S’en suit une importante séance de travail : les invités d’honneur, Préfets et Sous-Préfets en tête, regagnent l’illustre salon d’honneur de la Chefferie. Les sociétés sécrètes, en l’occurrence le " Mue MKEM" et le "le MABEN" regagnent chacune sa case ; l’élite et la populace s’installent respectivement dans la deuxième et la troisième cour d’honneur. Tout est parti pour se mettre en condition  avant l’instant " T" tant attendu.

Cet instant viendra bientôt avec en prélude la danse "MABEN" : les femmes sélectionnées dans plusieurs confréries différentes et avec plusieurs reines en tête, suscitent par la noblesse de leur danse l’envie, même chez le passant le plus indifférent. Des coups de fusils tirés ici et là accompagnent l’ambiance festive déjà enclenchée.
Les invités de marque retrouvent chacun la place qu’avec soin, le comité d’organisation lui a réservée sur la grande place du village. La danse "MABEN" vient de boucler ses démonstrations qui ont allumé les coeurs.

Soudain, deux éclaireurs habillés en tenue de circonstance sortent de la case sacrée, montent sur la place du village et s’assurent que toutes les conditions sont réunies.

Les deux vont redescendre en laissant posté à l’entrée de la chefferie une sentinelle qui captive l’attention de tous par son accoutrement et la perspicacité de son regard.

Juste après,  les batteurs en action s’étant installés quelques instants plutôt, la danse Tseu MAKEM se met en branle. Le chef du village Bapi, sa Majesté WABO SOUOP KAMGAING MAGNA par ailleurs président du comité de développement du royaume Baham (BahamDev), conduit particulièrement la troupe : paré d’emblèmes traditionnels au point de n’être facilement dévisagé que par les initiés, donne le rythme et le fait vraiment bien. Les danseurs à sa suite, après avoir copié leur chef de file dans la beauté de sa parure ne ménagent aucun effort, chacun en ce qui le concerne, pour aussi être à son image dans l’harmonie de leurs pas de danse.

A la queue de la longue file de danseurs se trouve la vedette du jour, sa Majesté WABO SOUOP KAMDEM. Il danse en y mettant de l’art. Il fait vibrer son corps. Il confirme l’habileté des autres danseurs et fait même mieux. Les cris de joie fusent de toutes parts et sont accompagnés une fois deCarte Royaume BAHAM plus par une multitude coup de fusils en guise d’acclamation, de soutien et de gratitude.

Sa Majesté POUOKAM Max II, Roi des Baham est personnellement présent et veille aux grains. D’ailleurs, il a donné son approbation à tous les grands aspects de la cérémonie. C’est lui-même qui a porté cette manifestation à son pic lorsque, se mettant debout dans la loge royale, il avance vers le centre du cercle formé par les danseurs, là même où se trouvent les batteurs. Il est accompagné de MEUKAM KOMBEUMG et de WABO SA’A KAYO. Le Roi sort plusieurs lots de billets de banque flambant neufs et "farotent". Ceux qui croyaient avoir tout vu se sont trompés car le Roi en se retournant, esquisse quelques pas de danse. La beauté de ces pas n’a d’égale que le gabarit imposant du  Roi lui-même. L’ambiance est dense, totale et pénétrante. Elle menace d’étouffer les sons des tam-tams et autres instruments de musique mais, Dieu merci, les joueurs jouent avec frénésie. L’extase dure encore quelques minutes mais des minutes bien vécues ; finalement, le cortège des danseurs s’ébranle vers le lieu sacré où se trouve sa case.

         La danse Tseu MAKEM a réussi : tous ont contribué. Les gens sont venus nombreux et sont repartis satisfaits ; surtout que la gastronomie n’avait pas oublié de mettre en exergue les mets en usage dans la tradition. Les filles et fils Chengne ont réussi, leur Chef aussi ; ils peuvent soupirer. Néanmoins, il ne faut pas oublier qu’il ne s’agit là que d’un succès d’étape car, si sa Majesté WABO SOUOP KAMDEM a par cette fête rassemblé « en un seul corps » tous ses enfants, si en restaurant la tradition il a testé avec brio ses talents, ses capacités et sa popularité, le prochain test est l’utilisation des énergies ainsi mobilisées pour faire face aux défis que représentent l’entretien des routes, l’alimentation en eau potable, l’électrification de deux quartiers de son village, le développement dans le village de l’agriculture, de l’élevage et de l’artisanat. Sa Majesté WABO SOUOP KAMDEM est donc porteur d’importants projets de développement avec des fiches de projets à l’appui. Il suffira pour l’avenir que les Chengnes désormais unis et mobilisés par le Tseu MAKEM lui viennent en aide dans la réalisation de ces projets ; Cette journée culturelle revêt aussi le signe d’un appel que tout le village lance en direction de toutes les bonnes volontés dont la contribution est attendue pour réalisation des projets prioritaires défendus par son chef. Ainsi pour sa Majesté, "tout ira au mieux dans le meilleur des mondes".






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